incertains rivages

Quelques images

de Philippe Dubois

Nous sommes tous sous influence, le résultat d’un parcours, d’une histoire, d’une mémoire primordiale. Pour ma part il y a encore Max Ernst, René Magritte, Sam Haskin, Jay Maisel, Roman Cieslewicz, Hernst Haas, Folon...

 

Ce ne sont que des images, plus précisément des images photographiques puisqu’on me le demande. D’ailleurs qu’importe la méthode, mais cette question intrigue. Faut-il toujours devoir y répondre?

 

Tout commence par une émotion parfois

si fugitive qu’elle se mélange aux souvenirs, aux rêves d’où naît l’incertitude des choses vues.

C’était quand et où exactement cette feuille cueillie dans le caniveau, si jolie, si seule, si perdue?

 

Qu’importe encore puisque, dans les reflets du soleil d’automne, sa solitude m’a touché. Lui redonner son envol éphémère était donc

la moindre des choses...

 

La photographie n’est qu’un outil et la plume ne fait pas l’écrivain comme aime à le dire souvent Jean-Marie Chourgnoz qui, du haut de ses 89 ans, est là pour me rappeler tous les jours que la recherche est essentielle.

 

Tout commence donc par une quête d’images, qu’elles soient argentiques ou numériques n’a pas beaucoup d’importance, récoltées depuis longtemps, souvent par le hasard d’un regard, comme une rencontre parfois heureuse, elles s’imposent...

D’une moisson à l’autre, s’organise alors, l’horizon d’un paysage improbable mais bien réel, puisque le temps, le hasard

et « La trahison des images » selon René Magritte, se jouent perpétuellement de nous •

Philippe Dubois.

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